(BFI) – Le Cameroun a entamé des discussions visant à alléger les barrières commerciales et à améliorer l’accès au financement, afin d’aider les entreprises locales à se développer sur les marchés africains. Ces échanges ont débuté le 22 octobre lors du 12e « Cameroon Business Forum » (CBF) à Douala, présidé par le Premier ministre Joseph Dion Ngute. Il s’agit de la première session du forum depuis octobre 2020.
Placée sous le thème » Zlecaf et transformation productive: quelles réformes pour faire du Cameroun un pôle industriel et commercial majeur en Afrique?« , cette rencontre constitue un cadre de concertation entre les pouvoirs publics et le secteur privé pour identifier les réformes nécessaires à l’amélioration du climat des affaires et au renforcement de la compétitivité des entreprises camerounaises.
Selon le ministère des Finances (MINFI), cette rencontre de deux jours réunit des représentants du gouvernement et du secteur privé afin d’identifier des réformes susceptibles d’améliorer le climat des affaires et de renforcer la compétitivité des entreprises camerounaises. L’événement est axé sur l’ambition de faire du Cameroun un pôle industriel et commercial majeur dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Cinq ateliers thématiques sont au programme, dont deux consacrés à la facilitation des échanges et au financement, auxquels le MINFI prendra part. L’atelier sur la facilitation des échanges portera sur la simplification des procédures douanières, la mise en œuvre des règles d’origine de la ZLECAf et la réduction des obstacles au commerce entre les pays africains. Les règles d’origine permettent de déterminer si des marchandises sont éligibles à un traitement tarifaire préférentiel dans le cadre de cet accord.
L’atelier dédié au financement se concentrera sur la mobilisation d’instruments financiers pour soutenir la croissance des entreprises camerounaises et leur expansion sur d’autres marchés africains. Un autre atelier abordera les questions d’innovation, d’incubation d’entreprises et de startups portées par des jeunes et des femmes, incluant des réformes visant à faciliter leur accès au financement.
Réformes antérieures et mise en œuvre
Le forum reprend ses activités six ans après sa précédente édition, tenue à Yaoundé le 22 octobre 2020. Il constitue la principale plateforme de dialogue au Cameroun entre le gouvernement et le secteur privé concernant les obstacles à l’investissement et au développement des entreprises. Lors de l’édition 2019, Joseph Dion Ngute avait souligné que le forum avait permis l’adoption d’environ 200 recommandations au cours de sa première décennie d’existence. Sur ce total, 150 ont été mises en œuvre et près de 90 ont abouti à des réformes significatives, notamment la création de guichets uniques pour la création d’entreprises.
La session de 2020 avait, quant à elle, permis l’adoption de recommandations portant sur la création d’entreprises, les permis de construire, l’accès à l’électricité, les transferts de propriété, le commerce transfrontalier, l’exécution des contrats et la fiscalité. Il s’agissait notamment de simplifier les procédures administratives et de développer le recours aux services électroniques. Les discussions de cette année portent sur les réformes dont les entreprises ont besoin pour renforcer leur production et être compétitives sur les marchés africains.
Le forum doit s’achever le 23 octobre ; les participants devraient formuler des recommandations visant à soutenir la croissance économique, l’industrialisation et la création d’emplois, selon le MINFI.
André Noir




