(BFI) – Vingt-deux banques issues de 13 pays africains figurent parmi les banques les plus performantes au monde sur le plan financier, selon un nouveau classement de Forbes qui mesure la solidité financière plutôt que de simplement récompenser les établissements disposant des bilans les plus importants. BGFIBank, seul représentant de l’Afrique centrale est classé dans la catégorie des banques de tailles moyennes dans le monde.
Le magazine américain a publié le 9 septembre son premier classement intitulé « World’s Top Performing Banks 2026 » (Les banques les plus performantes au monde 2026), recensant 500 banques de 89 pays. Ce classement met l’accent sur la performance financière ; ainsi, un volume d’actifs ou un bilan important ne suffit pas, à lui seul, à qualifier une banque de « très performante ». Cette méthodologie explique pourquoi plusieurs grands groupes bancaires internationaux et régionaux ne figurent pas sur la liste.
Établi en partenariat avec le cabinet d’études de marché Statista, ce classement s’appuie sur des informations financières provenant de fournisseurs de données de premier plan, tels que S&P Capital IQ, ainsi que sur des recherches documentaires et des données vérifiées communiquées par les banques elles-mêmes. Pour être éligibles, les établissements devaient être des institutions financières agréées acceptant des dépôts et dont les activités principales incluent l’octroi de prêts aux particuliers ou aux entreprises. Ils devaient également publier leurs comptes selon des normes comptables nationales comparables, fournir des états financiers pour le dernier exercice clos et disposer de données financières portant sur au moins trois années consécutives. Les banques devaient en outre afficher un total d’actifs supérieur à 3 milliards de dollars. Les établissements éligibles ont été évalués selon quatre critères : la rentabilité (30 % de la note globale), la croissance et la qualité des résultats (20 %), la solidité du capital et du financement (25 %), ainsi que la qualité des actifs et l’efficacité opérationnelle (25 %).
La plupart des banques africaines figurant sur la liste sont de taille relativement modeste
Les banques éligibles ont été réparties en six catégories en fonction de leur actif total : les banques mondiales (plus de 500 milliards de dollars), les grandes banques (de 100 à 500 milliards de dollars), les banques de taille moyenne supérieure (de 50 à 100 milliards de dollars), les banques de taille moyenne (de 20 à 50 milliards de dollars), les banques de taille moyenne inférieure (de 10 à 20 milliards de dollars) et les petites banques (de 3 à 10 milliards de dollars).
Les 22 banques africaines se répartissent entre quatre de ces six catégories. Le continent ne compte qu’un seul établissement dans la catégorie des grandes banques : la National Bank of Egypt (Égypte). Six institutions africaines figurent parmi les banques de taille moyenne : Arab African International Bank et Commercial International Bank (Égypte), Zenith Bank (Nigeria), Commercial Bank of Ethiopia, Crédit Populaire d’Algérie et MCB Group (Maurice). Sept institutions africaines apparaissent dans la catégorie des banques de taille moyenne inférieure : Equity Group Holdings et KCB Group (Kenya), Guaranty Trust Holding (Nigeria), Banque Internationale Arabe de Tunisie, Capitec Bank (Afrique du Sud), Groupe BGFI Bank (Gabon) et Saham Bank (Maroc). Huit autres sont classées comme petites banques : Suez Canal Bank (Égypte), Stanbic Holdings et Co-operative Bank (Kenya), CRDB Bank et NMB Bank (Tanzanie), Banque de Tunisie, Rawbank (République démocratique du Congo) et Capricorn Group (Namibie).
BGFIBank, leader en Afrique Centrale
En Afrique Centrale, BGFIBank confirme et conserve fermement sa place de premier groupe bancaire de la zone CEMAC (Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale), mais il fait face à une concurrence féroce à l’échelle de l’Afrique centrale élargie, notamment de la part des géants tel que Rawbank ou Equity BCDC de la République démocratique du Congo (RDC).
Si l’on exclut la RDC, le Groupe BGFIBank écrase la concurrence au Gabon, au Cameroun, au Congo, en Guinée Équatoriale, au Tchad et en Centrafrique. Son total de bilan (en progression stratosphérique de 25% en un an) pèse plus lourd que le budget annuel de certains États de la sous-région. Ses concurrents directs en zone CEMAC (comme Afriland First Bank ou General Bank of Cameroon) restent des leaders nationaux, alors que BGFI dispose d’une assise multinationale consolidée.
Sur le plan géographique, l’Égypte et le Kenya sont à égalité avec quatre banques chacun, soit la représentation la plus importante parmi les pays africains. Le Nigeria, la Tanzanie et la Tunisie suivent avec deux institutions chacun.
André Noir




