(BFI) – Le Palais des Congrès de Yaoundé a accueilli lundi 14 septembre 2026 la Journée du Groupe de la Banque Islamique de Développement (BID) au Cameroun, couplée au lancement officiel du processus d’élaboration du Cadre d’Engagement Pays (CEP) pour la période 2027-2029. En marge de cet évènement, Afriland First Bank, représenté par son directeur général Adjoint, Youssoufa Bouba a signé une déclaration d’intention avec la BID, en vue de la mise en place d’un financement de 50 millions d’euros, soit environ 32,8 milliards de Fcfa, destiné à renforcer sa capacité à financer l’économie nationale.
Cette signature marque une étape majeure dans le renforcement de l’accès aux financements islamiques au Cameroun et traduit la confiance renouvelée des institutions financières internationales envers Afriland First Bank, partenaire de référence pour le financement du secteur privé. Elle témoigne également de la volonté commune des deux institutions d’accroître les ressources disponibles au profit des entreprises camerounaises, en particuliers les PMEs qui constitue un levier essentiel de croissance, d’innovation et de création d’emplois.
Ce dispositif intervient à un moment où l’accès au financement à long terme demeure un défi majeur pour de nombreuses entreprises. Selon Afriland First Bank, les ressources attendues seront rétrocédées aux entreprises à travers des financements conformes aux principes de la charia. Les projets éligibles devraient principalement concerner l’agriculture, l’agro-industrie, la santé, l’industrie manufacturière et les transports. La banque présente cette opération comme un moyen d’accroître les ressources disponibles pour les investissements productifs et de diversifier les instruments de financement proposés aux PME.
La portée économique de l’opération dépendra néanmoins des conditions finalement accordées aux entreprises : durée des crédits, coût des ressources, garanties exigées et rythme de décaissement. Ces paramètres détermineront notamment si la ligne permettra réellement d’améliorer l’accès des PME aux financements de moyen et long termes.
A travers cette initiative, les deux partenaires entendent favoriser l’inclusion financière, renforcer la compétitivité du tissu entrepreneurial national et accompagner l’émergence d’un secteur privé plus résilient.
Elise Nguélé




