(BFI) – Le Togolais Gilbert Houngbo, 1er Africain au poste de directeur général de l’Organisation internationale du travail (OIT), est candidat à sa propre succession, alors que son 1er mandat, démarré en octobre 2022 prendra fin en novembre 2027. Sa candidature pour un éventuel nouveau mandat, le dernier au regard des textes de l’OIT, a été annoncée le lundi 31 août 2026 par l’institution, à l’issue de la période de réception des déclarations de candidature.
Il sera en compétition avec l’Espagnole Yolanda Díaz, actuelle ministre du Travail de son pays, et le Péruvien Javier González-Olaechea, ministre des Affaires étrangères. L’élection est prévue le 16 novembre 2026 pour un mandat de cinq ans, qui débutera le 1er octobre 2027.
Un premier bilan mis en avant
Dans sa déclaration de candidature, Gilbert Houngbo défend son bilan à la tête de l’organisation onusienne. Il met notamment en avant le renforcement du rôle normatif de l’OIT et l’adoption de nouveaux instruments dans des domaines tels que la sécurité et la santé au travail ainsi que l’apprentissage. « Nous avons renforcé le leadership normatif de l’OIT. Les normes internationales du travail restent la pierre angulaire de la stabilité et de la prévisibilité », souligne-t-il.
L’ancien Premier ministre togolais affirme également avoir engagé une modernisation du système de supervision de l’organisation, notamment à travers l’accélération du mécanisme d’examen des normes et la simplification du processus de soumission des rapports périodiques. Il se prévaut aussi des avancées sur des sujets sensibles, notamment la discrimination sur le lieu de travail, le droit de grève et la gouvernance de l’OIT.
Pour Gilbert Houngbo, une nouvelle période à la tête de l’OIT permettrait de poursuivre les réformes engagées et de renforcer la capacité de réaction de l’organisation. « J’ai l’intention de renforcer la capacité de réaction de l’OIT en garantissant une assistance rapide, ciblée et conforme à son mandat », affirme-t-il. Il ambitionne également de faire de l’OIT une organisation « plus attentive aux réalités régionales », tout en maintenant son ancrage dans des principes universels.
Une candidature soutenue par Lomé
La candidature de Gilbert Houngbo bénéficie du soutien de l’État togolais. Dans une lettre adressée au Conseil d’administration de l’OIT, Lomé valorise les plus de 40 années d’expérience du Togolais dans le domaine du développement international.
En effet, avant de prendre la direction de l’OIT en 2022, Gilbert Houngbo a présidé le Fonds international de développement agricole (FIDA) de 2017 à 2022. Il a également été Premier ministre du Togo de 2008 à 2012. Il avait auparavant travaillé au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), où il avait exercé différentes responsabilités entre 1996 et 2008, puis au sein de l’OIT de 2013 à 2017. Son parcours comprend notamment la gestion de programmes internationaux de grande envergure dans les domaines des opérations, des finances et du développement, ainsi que la conduite de réformes institutionnelles.




