(BFI) – Le Secrétaire Général de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), S.E. Wamkele Mene, a achevé une mission de travail en Angola par des entretiens de haut niveau au ministère de l’Industrie et du Commerce de la République d’Angola. De la foire à l’usine, puis à la table des décisions publiques, l’étape angolaise s’inscrit dans l’effort constant du Secrétariat de la ZLECAf pour faire passer l’Accord de la ratification à la mise en œuvre.
Lors d’une rencontre avec le Dr Rui Miguêns de Oliveira, ministre de l’Industrie et du Commerce, les deux parties sont convenues d’intensifier leurs efforts pour mobiliser le secteur privé, rapprocher les producteurs africains du financement des échanges et des marchés du continent, et organiser en Angola une concertation approfondie avec les acteurs économiques, réunissant les entreprises et les institutions africaines de financement du développement. Cette rencontre a couronné un déplacement effectué à l’invitation du Gouvernement angolais, porteur d’un message constant, des halls d’exposition aux ateliers de production : dans le cadre de la ZLECAf, la production et l’accès au marché relèvent d’une seule et même ambition.
L’accord conclu au ministère prolongeait ce que le Secrétaire Général avait constaté sur le terrain. La veille, dans la province du Zaïre, il avait visité deux projets industriels qui donnent à la promesse de la ZLECAf une traduction concrète. À Soyo, il a parcouru AMUFERT, un complexe de transformation du gaz naturel en engrais, d’une valeur de 2 milliards de dollars, développé par le groupe OPAIA, conçu pour produire près de 1,38 million de tonnes d’urée granulée par an – de quoi couvrir la demande nationale angolaise en engrais et approvisionner d’autres marchés africains – et pour créer environ 4 700 emplois, en phase de construction comme d’exploitation. Il s’est également rendu à l’usine d’assemblage automobile d’OPAIA Motors, dans la Zone économique spéciale de Luanda-Bengo, dont les véhicules portent la signature « Made in Africa for the world ». Ces visites industrielles ont été facilitées par le groupe OPAIA.
Ensemble, ces deux projets illustrent la transformation que la ZLECAf entend accélérer : des ressources africaines transformées sur le sol africain pour servir les marchés africains. Une usine, a observé le Secrétaire Général, ne donne sa pleine mesure que lorsque ce qu’elle produit peut circuler efficacement par-delà les frontières. Dans le cadre de la ZLECAf, les biens conformes aux règles d’origine applicables bénéficient d’un traitement tarifaire préférentiel dès lors qu’ils sont accompagnés du certificat d’origine de la ZLECAf — le mécanisme qui permet aux produits fabriqués en Afrique d’atteindre un marché continental de 1,4 milliard de personnes, et qui fait passer un projet industriel du rang d’atout national à celui d’atout continental.
« L’industrialisation de notre continent sera menée par les Africains. L’Afrique est importatrice nette de nourriture — et rien ne l’y condamne. En produisant nos propres engrais et en transformant nos propres ressources, nous nous attaquons à l’insécurité alimentaire à la racine, tout en créant de la valeur et de la prospérité ici même, sur le continent. » — S.E. Wamkele Mene.
La visite s’était ouverte à la FILDA, 41ᵉ édition de la Foire internationale de Luanda, où le Secrétaire Général était présent en qualité d’invité d’honneur du Gouvernement angolais. Aux côtés du ministre d’État à la Coordination économique, S.E. José de Lima Massano, il a parcouru l’exposition et échangé avec des entreprises angolaises et continentales venues présenter des produits et des savoir-faire allant de l’agro-transformation à la fabrication industrielle.
De la foire à l’usine, puis à la table des décisions publiques, l’étape angolaise s’inscrit dans l’effort constant du Secrétariat de la ZLECAf pour faire passer l’Accord de la ratification à la mise en œuvre. Son objectif : traduire un instrument juridique en débouchés commerciaux concrets pour les producteurs, les entreprises et les consommateurs d’Afrique. Comme le Secrétaire Général l’a répété tout au long de son séjour : produire localement, commercer à l’échelle du continent. Ce que l’Afrique fabrique, l’Afrique peut l’acheter.



