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La CEMAC réaffirme sa volonté à œuvrer pour la bonne exécution des programmes avec le FMI

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Selon le communiqué final de la réunion de Paris, les Etats membres se sont engagés à tout mettre en œuvre pour finaliser la revue des politiques communes par le FMI, condition préalable à la poursuite des programmes nationaux en cours et à la conclusion de nouveaux accords. « Les Etat de la Cemac réaffirment leur détermination à prendre toutes les dispositions nécessaires pour parvenir à la conclusion de la revue, menée par le FMI, des politiques communes de la Cemac qui conditionnent actuellement la poursuite et la mise en œuvre des programmes nationaux appuyés par le FMI dans la sous-région. Les Etats de la Cemac se sont engagés à œuvrer collectivement et individuellement pour la bonne exécution des programmes nationaux appuyés par le FMI et la conclusion de nouveaux programmes afin d’assurer la soutenabilité des finances publiques et de consolider les réserves de change de la Cemac », peut-on lire dans ce communiqué.

Cette prise de position s’inscrit dans la continuité directe des engagements actés deux plutôt à Brazzaville. Lors du sommet extraordinaire des chefs d’Etats du 22 janvier 2026, les dirigeants de la sous-région avaient déjà insisté sur la nécessité de maintenir des programmes avec le FMI. A l’époque, les discussions s’étaient tenues dans un climat marqué par une dégradation rapide des réserves de change et une montée des vulnérabilités macroéconomiques. Les données ventilées à cette occasion, faisaient état d’un recul significatif des réserves extérieurs en 2025, sous l’effet combiné d’un rapatriement insuffisant des recettes d’exportations, d’une hausse des sorties de devises liées au service de la dette et d’un environnement international moins favorable, notamment en raison de la baisse des cours pétroliers et de la dépréciation de l’euro. Dans ce contexte, les analyses de l’Union Economique de l’Afrique centrale (UEAC) évoquaient un risque d’érosion accélérée des réserves en l’absence des appuis financiers du FMI, ceux-ci représentant une part substantielle du stock de devise de la région.

Les autorités monétaires avaient alors établi un lien explicite entre la stabilisation de la position extérieure et la reconduction des programmes avec le Fonds. Sans ce financement, la couverture des importations pourrait se contracter nettement à moyen terme, avec des implications directes pour la crédibilité du régime de change, relevaient-elles. Les réserves extérieures de la Cemac pourraient reculer de 1,9 mois d’importations en 2026 à environ 1,2 mois à l’horizon 2029 contre 2,3 mois en 2025. Or les financements du FMI représenteraient actuellement près de 40% du stock total des réserves de change de la zone Cemac », soulignait l’UEAC.

C’est dans ce cadre que les chefs d’Etats avaient réaffirmé à Brazzaville leur priorité accordée à la discipline budgétaire, à l’alignement des politiques nationales sur les engagements pris avec le FMI et à l’amélioration du rapatriement des recettes d’exportation. Depuis ce sommet, plusieurs Etats ont engagé des démarches concrètes en direction du Fonds. Selon les informations obtenues auprès des sources proches des discussions, le Cameroun et le Gabon ont entamé des échanges en vue de nouveaux programmes, dans la perspective de sécuriser des appuis budgétaires et de consolider leurs équilibres macroéconomiques.

Rédaction
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