(BFI) – L’annonce a été faite par le ministre de l’Énergie et de la Transition verte, John Abdulai Jinapor (photo), lors d’une session au Parlement. Selon les informations rapportées samedi 14 mars par plusieurs médias locaux citant le ministre, le gouvernement prévoit que l’interdiction d’importer ce matériel favorise, « à terme », leur fabrication par des acteurs installés dans le pays.
D’après le ministre, cette politique de contenu local vise à créer un marché pour les fabricants nationaux auprès desquels les distributeurs devraient alors s’approvisionner. Dans cette logique, les autorités travaillent notamment à la remise à niveau de la Ghana Cylinder Manufacturing Company (GCMC), l’unique usine publique spécialisée dans la fabrication de bouteilles de gaz. « Je pense que nous sommes en bonne voie pour moderniser Ghana Cylinder et pour rééquiper l’usine », a notamment déclaré le ministre.
Devant les députés, John Jinapor a indiqué que la modernisation de cette entreprise nécessite environ 8 millions de dollars. Selon ses déclarations, près de 6 millions de dollars ont déjà été mobilisés par le gouvernement pour financer les travaux de réhabilitation. Dans ce cadre, le ministère de l’Énergie a également demandé le retrait de certains cylindres jugés obsolètes afin qu’ils soient remplacés par ceux produits localement.
Par ailleurs, le gouvernement a conclu un accord avec la compagnie pétrolière publique Ghana Oil Company PLC (GOIL) pour soutenir l’écoulement des bouteilles fabriquées par l’usine nationale.
Le Ghana accélère la promotion du GPL dans les ménages
Ce développement intervient alors que les autorités cherchent à élargir l’accès à des solutions de cuisson plus propres, comme le GPL, afin de réduire la dépendance des ménages au bois de chauffe et au charbon. Au Ghana, près de 75 % des ménages utilisent encore ces combustibles solides pour la cuisson, selon des données du ministère ghanéen de l’Énergie relayées dans le cadre d’un programme national de promotion du GPL.
Le gouvernement ghanéen cherche à accélérer l’adoption du combustible dans les ménages, en s’appuyant à la fois sur des programmes publics et sur l’implication des acteurs du secteur énergétique. Cette stratégie vise à améliorer l’accès à une énergie domestique plus moderne tout en soutenant le développement du marché national du gaz.
Dans cette perspective, la GOIL prévoit d’investir environ 50 millions de dollars pour développer l’offre de GPL dans le pays. Le projet vise notamment à renforcer les capacités de stockage et de distribution afin de répondre à la demande croissante pour ce combustible domestique.
Plus largement, cette dynamique s’inscrit dans une stratégie énergétique plus vaste. Fin novembre 2025, les autorités ont estimé qu’une utilisation accrue du gaz naturel pourrait permettre de réduire jusqu’à 75 % les coûts de production d’électricité au Ghana.



