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Le Cameroun veut rallonger son Eurobonds de 82 milliards de Fcfa après la souscription de l’opération de janvier 2026

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L’État avait mobilisé 750 millions de dollars — environ 415 milliards de FCFA — à travers un placement privé structuré par Citi, JP Morgan et Cygnum Capital. L’émission, d’une maturité de sept ans avec un différé de deux ans sur le principal, visait initialement 600 millions de dollars. Elle a finalement attiré près d’un milliard de dollars de souscriptions.

Selon plusieurs sources, l’intérêt des investisseurs reflète la perception d’une « qualité de signature » du Cameroun. Après la clôture, de nouveaux investisseurs se sont manifestés pour entrer dans l’opération. Les autorités ont choisi de capitaliser sur cette dynamique en préparant une tranche additionnelle de 82 milliards de FCFA, également via un placement privé.

Si cette rallonge est intégralement levée, le montant total mobilisé atteindrait 497 milliards de FCFA. Plusieurs investisseurs auraient indiqué être disposés à souscrire à un rendement inférieur au taux de 7,79 % obtenu sur la première opération. Cette tranche additionnelle devrait aussi être assortie d’un swap (crédit croisé).

Derrière l’opération se joue une mécanique de couverture visant à réduire le coût effectif de la dette. Le coupon annoncé à 10,12 % a été ramené à 7,79 % grâce à un swap de devises, conçu pour réduire l’exposition au risque euro-dollar et profiter de conditions plus favorables en zone euro. Le montage est présenté comme un levier d’optimisation du coût réel de l’endettement.

Vers une garantie partielle pour une prochaine sortie

Sauf changement de dernière minute, cette rallonge devrait être bouclée dans les prochaines semaines. Elle s’inscrit dans un programme de mobilisation de 1 000 milliards de FCFA que le Cameroun entend lever en 2026 sur les marchés internationaux. Après l’opération de janvier et la tranche additionnelle envisagée, le reliquat à rechercher tomberait à 503 milliards de FCFA.

Le gouvernement, par la voix du ministre des Finances Louis Paul Motazé, a indiqué être en discussions avec la Banque africaine de développement et l’African Trade & Investment Development Insurance (ATIDI) pour obtenir une garantie partielle en vue d’une prochaine opération sur le marché international. L’objectif affiché est d’améliorer les conditions financières et de sécuriser des ressources extérieures dans un contexte budgétaire contraint.

Les fonds mobilisés seront consacrés à l’apurement des restes à payer du budget antérieur, notamment des décomptes liés à certains projets prioritaires de l’État, conformément aux orientations de la loi de finances 2026, a précisé le ministre. Après la sursouscription de janvier, Yaoundé teste à nouveau sa capacité à convaincre, dans un marché où les investisseurs semblent disposés à rouvrir la porte.

Rédaction
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