(BFI) – Dans son annexe de la loi de finances relatif aux grands projets d’investissement, le Cameroun projette 1748 milliards de Fcfa d’investissements cumulés dans trois gisements de fer : Kribi – Lolabé 431 milliards de Fcfa, Mbalam 747 milliards de Fcfa, et Bipindi Grand-Zambi 570 milliards de Fcfa. Les permis ont été délivré et les démarrages sont annoncés à partir de 2026. A eux seuls, ces trois grands projets concentrent l’essentiel du nouveau cycle extractif inscrit dans la trajectoire 2026-2030.
Le projet de Mbalam, 747 milliards de Fcfa, représente le plus lourd ticket financier du portefeuille. Son développement suppose une articulation étroite avec les infrastructures ferroviaires et portuaires existantes, notamment le complexe industrialo portuaire de Kribi. Le volume de capital mobilisé positionne ce gisement comme la pièce centrale du redéploiement minier.
A 431 milliards de Fcfa, Kribi-Lolabé s’inscrit dans une logique d’adossement direct au port en eau profonde de Kribi, réduisant les coûts logistiques. Bipindi Grand-Zambi complète l’ensemble avec 570 milliards de Fcfa d’investissements projettés. Ensemble, ces montants dépassent l’enveloppe annuelle moyenne consacrée aux grands projets sur la dernière décennie.
Le défis reste cependant budgétaire et macroéconomique. Entre 2010 et 2025, l’Etat a engagé 7 579 milliards de Fcfa de financement extérieurs pour les infrastructures. L’addition de 1 748 milliards de Fcfa supplémentaires dans le secteur minier s’inscrit donc un contexte où le service de la dette extérieure atteignait déjà 824 milliards de Fcfa en 2024. L’enjeu est désormais la capacité à transformer ces volumes d’investissement en flux d’exportation mesurables.




