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Face aux tensions sociales dans l’industrie pétrolière gabonais, le gouvernement ouvre les négociations pour éviter la crise

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Depuis plusieurs semaines, des tensions sociales sont enregistrées dans le secteur des hydrocarbures au Gabon, illustrées par le dépôt d’un préavis de grève par les syndicats de travailleurs de l’industrie. Une situation qui fait peser un risque de perturbations sur ce secteur clé de l’économie gabonaise. Selon la Banque mondiale, l’industrie pétrolière a représenté près de 50 % des recettes publiques et 65 % des exportations nationales en 2024. 

Dans ce contexte, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu en audience, mercredi 28 janvier, les représentants syndicaux. Cette rencontre visait à examiner leurs revendications et à ouvrir un cadre de discussions, notamment sur la réglementation encadrant le contrôle de l’emploi et les procédures de licenciement dans le secteur. À l’issue de ces échanges, la présidence a annoncé les rencontres visant à identifier des pistes de solutions aux différends en cours. Cette démarche vise à apaiser le climat social et à éviter un arrêt de travail susceptible d’affecter la production et les recettes publiques.

Aux dernières nouvelles rapportées par la presse locale, les échanges se sont tenus vendredi 30 janvier sous l’égide du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault. Ils ont abouti à la fixation d’un calendrier de négociations s’étendant jusqu’au 7 février, tandis que les organisations syndicales maintiennent leur préavis de grève.

Les tensions sociales observées interviennent dans un contexte où le gouvernement affiche, depuis plusieurs mois, son intention de revoir l’encadrement de l’emploi dans les hydrocarbures. Depuis octobre 2025, il a notamment déclaré vouloir réduire la précarité de l’emploi dans ce secteur, en mettant l’accent sur un meilleur contrôle des pratiques de sous-traitance et des modalités contractuelles. Une application plus rigoureuse des dispositions existantes relatives à la priorité accordée à la main-d’œuvre nationale a également été évoquée. 

À ce stade, ces orientations ont été présentées comme des objectifs de politique publique, sans qu’un dispositif réglementaire nouveau ou un calendrier de mise en oeuvre contraignant n’ait été formellement annoncé.

Parallèlement, le cadre institutionnel du dialogue social dans les hydrocarbures a été relancé, à travers la Commission nationale du dialogue social dans les hydrocarbures, réunissant l’État, les entreprises opératrices et les organisations syndicales. Toutefois, ce processus a mis en lumière des limites.

Comme rapporté par Agence Ecofin, en octobre 2025 également, TotalEnergies EP Gabon, l’un des principaux opérateurs du secteur, ne s’est pas présenté à une session de cette commission portant notamment sur l’emploi et la sous-traitance. Cette absence a été relevée par les syndicats comme un signal des difficultés persistantes à instaurer un dialogue social effectif et inclusif dans l’industrie pétrolière.

Rédaction
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