(BFI) – Luc Messi Atangana, le Maire de la ville de Yaoundé, a officiellement réceptionné, le 23 janvier 2026, des équipements permettant à la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) de renforcer son autonomie en matière d’entretien et de réhabilitation de la voirie dans la capitale camerounaise. Ce lot d’équipements est constitué d’une centrale d’enrobé d’une capacité de production de 60 tonnes par heure – premier équipement de ce type acquis par une Collectivité territoriale décentralisée au Cameroun – et d’un «finisher», engin permettant de poser l’enrobé produit par la centrale. Montant total de l’investissement : près d’un milliard de FCFA, apprend-on officiellement.
La Communauté urbaine de Yaoundé vient de franchir un pas important dans l’entretien des infrastructures routières avec l’acquisition d’une centrale d’enrobé et d’un finisseur. Cet investissement stratégique marque la fin des longues tracasseries administratives et des procédures complexes de passation de marchés auprès d’entreprises tierces pour de simples travaux de colmatage.
« La centrale d’enrobé est toute une usine, avec différents compartiments et équipements à monter sur un site convenable. Cette centrale est accompagnée d’un finisher, engin qui, après production de l’enrobé, permet de le poser sur les routes et les espaces à traiter. Ces deux outils s’ajoutent à d’autres matériels de génie-civil récemment acquis par la CUY et nous permettent d’être plus autonome en matière d’entretien de la voirie urbaine », explique Luc Messi Atangana.
En effet, les nouveaux équipements réceptionnés le 23 janvier dernier viennent compléter un parc d’engins comprenant déjà une pelle chargeuse, une pelle excavatrice, une niveleuse, une tractopelle, quatre camions et quatre compacteurs. Tous ces autres équipements ont été acquis entre 2023 et 2024, apprend-on.
Désormais, la collectivité pourra intervenir directement et rapidement sur les voies dégradées. Les nids-de-poule et autres détériorations de la chaussée seront traités avec plus d’efficacité, au rythme des besoins réels de la ville. Une avancée majeure qui promet une amélioration durable de la mobilité urbaine et du confort des usagers, tout en réduisant les délais et les coûts liés à l’entretien des routes de la capitale. Grâce à la centrale d’enrobé et au « finisher » qui viennent s’ajouter à son parc, la CUY devrait de moins en moins recourir aux entreprises de génie-civil pour les travaux d’entretien et de réhabilitation de la voirie de Yaoundé, apprend-on. Cette réalité va induire à la fois des économies sur les budgets et la rapidité dans l’exécution des travaux, qui ne seront plus assujettis aux procédures de passation des marchés souvent jugées longues.
« Grâce à ces équipements, la CUY vient de réaliser une opération d’envergure. Il reste à compléter cet arsenal avec une carrière municipale et une centrale à béton municipale, pour créer en bout de chaîne une unité municipale des travaux en régie», suggère Paul Dongué, ancien coordonnateur national du programme «C2D Capitales régionales», financé par la l’Agence française de développement (AFD) pour améliorer les infrastructures routières dans les grandes villes du Cameroun.
Omer Kamga




