(BFI) – Attendue depuis plusieurs semaines, la nouvelle équipe gouvernementale a finalement été rendue publique le 1er janvier 2026. Fidèle à l’architecture de la précédente équipe, Brice Clotaire Oligui Nguema a maintenu un format resserré comprenant 29 ministres et un vice-président du Gouvernement. Le remaniement combine ainsi continuité et renouvellement, avec des ministres reconduits, des sortants notables et quelques nouveaux visages appelés à porter les priorités de l’action publique pour l’année qui débute.
Le nouvel exécutif est dirigé par Hermann Immongault, ancien ministre de l’Intérieur. Trois ministres d’État y occupent une place centrale, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, Brigitte Onkanowa et Camélia Ntoutoume Leclercq. Tous trois conservent leurs portefeuilles respectifs, à savoir les Transports, la Défense et l’Éducation nationale. Ce choix traduit la volonté du chef de l’État de préserver la stabilité dans des secteurs stratégiques.
Des sorties lourdes de symboles
Parmi les décisions les plus inattendues, figure la sortie de Henri-Claude Oyima, jusque-là ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, également chargé de la lutte contre la vie chère. Il est remplacé par Thierry Minko, nouvel entrant au gouvernement. Oyima avait pourtant porté l’ambitieux budget 2026 et annoncé une réforme de la gouvernance financière destinée à déjouer les prévisions de croissance jugées pessimistes par certaines institutions internationales. Son éviction marque donc un tournant important dans la conduite de la politique économique.
Autre ténor remercié, Adrien Mougougou, non reconduit au ministère de la Santé, devra désormais se consacrer pleinement à son mandat de député. La liste des sortants comprend aussi Gilles Nembe, ou encore Ogowé Siffon, impliqué dans une affaire de détournement de fonds et incarcéré à la prison centrale de Libreville, ainsi que Paul-Marie Gondjout, fragilisé par sa défaite aux législatives. S’y ajoutent Ludovic Megne Ndong, proches de l’ancien Premier ministre Ndong Sima et Patrick Barbera-Isaac.
Au total, treize ministres quittent l’exécutif, même si certains ont rejoint ou ont été élus à d’autres institutions, à l’image de Régis Onanga Ndiaye, récemment porté à la présidence de l’Assemblée nationale. Ce gouvernement de mission est désormais attendu sur les fronts de la croissance, de l’emploi et de la lutte contre l’insécurité.




