130 millions FCFA pour la transformation du manioc dans la région de l’Est Cameroun

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Manioc

(BFI) – Le financement accordé dans le cadre du Pidma devrait permettre à la coopérative Apmab de passer à l’industrialisation de la culture du manioc dans cette partie du pays.

La société coopérative avec conseil d’administration des agriculteurs producteurs de manioc de Batouri (Coop CA Apmab), basée dans la région de l’Est au Cameroun, entend développer ses activités dès l’année 2019. Une volonté marquée par la signature d’une convention de financement entre cette coopération et le Projet d’investissement et de développement des marchés agricoles (Pidma). Ce dernier entend ainsi mettre à la disposition des agricultures quelque 91 millions FCFA, tandis qu’eux-mêmes devront apporter 39 millions FCFA, soit au total 130 millions FCFA.

Selon les explications du directeur général de l’Apmab, relayées par Eco Matin, cette société coopérative entend passer à l’industrialisation de la culture du manioc, en introduisant notamment le volet transformation. «Nous avons réalisé des études qui montrent que les techniques traditionnelles de trempage et de séchage du manioc pour sa transformation comporte des risques pour la santé des populations qui consomment la farine obtenue au final», indique Amidou Mbouombouo.

Dans ses explications, il indique que l’élaboration de ce projet vise également la réduction des importations et le positionnement du Cameroun en tant qu’acteur majeur de la production du manioc en Afrique. Pour y parvenir, l’ambition est de produire annuellement un peu plus de 2 500 tonnes de manioc sur une superficie globale de 126 hectares (soit 20 tonnes par hectare), en privilégiant les variétés de manioc à haut rendement et à faible teneur de cyanure.

Depuis l’année 2006, le Cameroun a élaboré une stratégie visant à développer la filière manioc, avec pour principal objectif de fournir suffisamment son marché et d’aller à la conquête de l’Afrique où cet aliment et ses dérivés sont très prisés. La transformation du manioc est un volet important de cette stratégie, surtout qu’elle se fait encore de manière artisanale dans les différentes zones où la production est importante.

D’où l’intervention du Pidma qui a pour objectif d’accroitre la production du maïs, du sorgho et du manioc, dans l’optique d’approvisionner les unités agro-industrielles locales. Le programme est financé à hauteur de 50 milliards FCFA par la Banque mondiale.

Le Projet d’Investissement et de Développement des Marchés Agricoles (PIDMA) est une initiative conjointe du Gouvernement Camerounais et de la Banque mondiale dont la vision est d’améliorer la productivité et la compétitivité des chaînes de valeur du maïs, manioc et sorgho, et d’accroître la production pour répondre à la demande des matières premières locales exprimée par les Agro-business.

Le PIDMA  a été conçu sous forme d’un modèle inclusif d’Agro-business. Cette approche à la fois innovante et transformationnelle, consiste à développer des relations d’affaire fonctionnelles durables entre les organisations de producteurs, les acheteurs et les institutions financières. Ce modèle repose sur les piliers suivants: Une compétitivité des chaînes de valeurs basée sur l’amélioration de la productivité et de la qualité des produits; Une mise en relation directe des petits producteurs organisés en coopératives avec les acheteurs (agro-industries, grossistes, etc.).

L’objectif de développement du PIDMA est de passer d’une agriculture de subsistance et de faible productivité des filières maïs, manioc et sorgho à une agriculture commerciale avec des chaînes de valeurs compétitives dans les cinq zones agro-écologiques du pays. A cet effet, les activités du projet sont axées sur les investissements dans les domaines de la production, de la transformation, de la commercialisation ainsi que des services dérivés des produits des filières concernées.

Source : Acp

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