Budget 2019: le attentes des hommes d’affaires

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(BFI) – Le secteur privé a reçu le ministre des Finances et apporté sa contribution à l’élaboration de la politique fiscalo-douanière du gouvernement et à la refondation de leur partenariat.

Le ministre des Finances (Minfi), Louis Paul Motaze, a récemment effectué, une visite de travail au siège du Groupement inter patronal du Cameroun (Gicam), à Douala, pour rencontrer le secteur privé. Louis Paul Motaze répondait ainsi à une invitation du secteur privé qui souhaitait s’entretenir avec lui sur sa contribution à l’élaboration de la politique fiscalo-douanière du gouvernement et la refondation du partenariat entre le ministère des Finances et le secteur privé. « La sortie de Louis Paul Motaze avec le secteur privé, en qualité de ministre des Finances, qui intervenait la veille du lancement de l’élaboration du projet de budget 2019, n’est pas fortuite.»

De fait, le Groupement inter patronal du Cameroun, en dehors des récriminations portant sur la concurrence déloyale, la pression fiscale, le contentieux fiscal, le marquage fiscal, le rationnement des devises, la multitude d’interlocuteurs étatiques dans le dialogue avec l’Etat, a toujours souhaité apporter sa contribution à l’élaboration du projet de loi de finances.

L’on se souvient qu’au lendemain de la transmission du projet de loi de finances 2018 au Parlement, le Gicam s’était indigné et avait dénoncé la non prise en compte de la quasi-totalité de ses propositions, non sans s’émouvoir de la présence dans le texte, de mesures de nature à fausser et paralyser le fonctionnement des entreprises.

«Le Gicam n’a pas été consulté sur le contenu de la loi de Finances 2018, malgré ses demandes multiples et répétées. Bien plus, le Gicam a découvert avec étonnement et consternation, à la lecture du document paru et présenté par la presse comme étant l’avant-projet de Loi de Finances, que ses initiateurs n’ont pas pris en compte la quasi-totalité de ses propositions, pourtant dûment motivées et transmises au gouvernement en temps utile», s’était désolé le regroupement patronal dirigé par Célestin Tawamba.

Mais, cette mise à l’écart du patronat dans le processus d’élaboration d’une loi pourtant «essentielle pour le secteur privé (…), au regard de son impact sur la fiscalité, la compétitivité et bien d’autres aspects vitaux des entreprises», n’était pas le seul grief que fait le Gicam  au gouvernement camerounais. Ce regroupement patronal s’inquiétait également d’une asphyxie quasi programmée des entreprises exerçant sur le territoire camerounais, si le projet de Loi de Finances qui sera examiné par les parlementaires, dans les prochains jours, venait à être adopté en l’état. Car, révélait le Gicam, «ledit document contient des dispositions qui, si elles venaient à être adoptées, imposeraient des contraintes insupportables aux entreprises, remettant ainsi en cause tous les efforts entrepris, ces dernières années, par le gouvernement et le Gicam, pour créer les conditions de la confiance au sein du secteur privé».

Parmi les dispositions qui fondaient les inquiétudes du premier regroupement patronal du Cameroun, il y a notamment, «l’augmentation attendue de la pression fiscale (au cours de l’année 2018), le caractère répressif du projet de Loi et l’affaiblissement du dispositif de remboursement des crédits de TVA (taxe sur la valeur ajoutée)».

En effet, le Gicam soupçonnait le gouvernement «de faire de l’exigence (…) d’accroître les recettes budgétaires, une source d’affaiblissement des entreprises sur le marché national et les marchés à l’exportation».

Par Omer Kamga

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